
En rangeant ma bibliothèque, je me suis dit que j’allais faire du tri. Et puis j’ai pris dans les mains « 24 heures de la vie d’une femme », de Stephan Sweig, et je me suis souvenue que je l’avais lu après une opération, alors que j’étais immobilisée. J’avais tellement aimé ce livre que j’ai continué avec « Amok », « La confusion des sentiments », « Lettre d’une inconnue »… J’ai épousseté mes « poches » et je les ai rangés. Puis il y a eu ce livre d’Henri Miller que j’avais lu pendant un voyage à Séville, et cet autre de Le Clézio quand j’étais amoureuse, et « Les angoisses du roi Salomon » qui m’avait transportée. Puis sont remontées toutes les discussions que j’ai eues avec mes amis sur ce que nous avions lu.
Les livres sont mes compagnons de vie, chacun me rappelle un moment passé. Est-ce pour cela qu’il faut les garder ? Vais-je les relire ? Mes enfants vont-ils les lire ? Que c’est difficile de s’en séparer ! Pour ne pas encombrer davantage mes étagères, maintenant, j’emprunte les livres à la bibliothèque. Pour ceux qui sont déjà là, je les prends un par un et je me demande ce que j’en fais. Il reste toujours d’énormes piles par terre à trier. Pour être sûre de les garder encore un peu, j’ai fait un dessin. Encore un souvenir qui sera lié aux bouquins…
Merci pour ce joli texte qui enchante ce dimanche matin paresseux
Laurence