
Deux êtres originaux et intenses, des personnages secondaires séduisants, deux parcours exceptionnels dans l’Italie du début du 20e siècle dans le tumulte de la montée du fascime, traversant l’histoire de l’art. Ce roman, porté par une belle écriture, était un vrai plaisir !
Nino et Viola n’auraient jamais dû se rencontrer. Le destin unit à l’âge de treize ans ces deux personnalités de génie, inventives, fantaisistes, volontaires et enfermées dans leur corps ou dans leur temps, qui vont se soutenir dans leurs luttes respectives pour la liberté.
Né en France au début du 20e siècle, orphelin et pauvre, Nino, alias Michelangelo Vitaliani, est confié en apprentissage en Italie à un vague oncle sculpteur. Souffrant de nanisme, Nino place toute son énergie et sa créativité dans le travail de la pierre. Viola, benjamine de la riche famille Orsini, surdouée et libre, ne se résigne pas à la place qui lui est assignée en tant que femme. Leur rencontre les renforce dans la poursuite de leurs rêves. Le talent de Nino sera reconnu et il embrassera une carrière accidentée mais hors du commun. Viola prendra tous les risques pour vivre ses ambitions et fuir l’obligation du mariage. Toujours ils se soutiennent, s’encouragent. Et nous emmnènent dans la Ligurie, ses pierres roses et ses orangers , en passant par Rome, Milan.
« Veiller sur elle », Jean-Baptiste Andrea, Ed. L’Iconoclaste