Saints populaires à Lisbonne, feutre et aquarelle

Le mois de juin est passé et le solstice d’été est derrière nous. Les jours ont commencé à diminuer et pourtant, l’été reste la période où l’on profite le plus de ces longues soirées où le coucher de soleil se traîne. Des soirées où l’on sort, où l’on rit, où l’on boit, où l’on chante, où l’on regarde les étoiles, où l’on reste les épaules nues jusqu’au premier frisson du soir.

Le mois de juin est passé avec ses fêtes. A Lisbonne, le ville se remplit de guirlandes et de musique, de concerts dans les rues, pendant les fêtes des « santos populares », Santo Antonio, la fête de la ville, São João, la fête du solstice ou São Pedro. Je me souviens, petite, d’aller à la foire populaire, fête foraine à Lisbonne, et de la tradition des « manjericos », ces pots de basilic, vrais ou en papier, ornés d’un œillet en couleur, à offrir avec un petit mot souvent romantique, naïf ou poétique, parfois une déclaration d’amour, parfois un dicton.

Le mois de juin est passé avec ses anniversaires – plusieurs anniversaires dans la famille. C’est parfois un mois sacrifié aux examens, mais qui ouvre ensuite sur les vacances, quand le travail ou les stages ne démarrent pas dès le premier lundi de juillet. C’est la fin d’un cycle car beaucoup d’activités sont callées sur les vacances scolaires. C’est le mois des fins, des bilans, des au-revoir, mais aussi des débuts, des projections dans l’avenir.

Pendant ce mois, j’ai dessiné beaucoup de fleurs et de plantes, va savoir pourquoi. Peut-être le besoin de se retrouver dans ce renouveau de la nature, de la renaissance, plutôt que dans les fins. Ouvrons les bras à ce qui vient.

J’en ai profité pour enrichir mon site, qui s’étoffe petit à petit. Allez voir la rubrique « herbier » !